Presse – bal.exe


« […] Avec bal.exe, Anne Nguyen amorce une double révolution culturelle dans l’univers du hip-hop. Et parce que c’est à ce point inédit, elle passe par la création d’un nouveau style, le looping pop, basé sur le popping. Le popping ? Un style très articulé et mécanique qui se danse debout. […] Bal hip-hop, bal robotique, bal paradoxe. Ici, le popping se pratique face à face, deux par deux ! […] Tout se joue entre les états de corps et de conscience, dans la rencontre entre la danse et une musique romantique, voire mélancolique. Le suspense et la fascination opèrent pleinement à partir de ces entre-deux. Il fallait bien une chorégraphe mathématicienne pour créer cette circulation fluide entre Brahms et le popping, pour une danse comme gérée par des algorithmes. Au final, tout fait naturel. bal.exe traverse les époques, du baroque de Brahms au ballet romantique avec ses personnages automates tels Coppélia, Petrouchka et autre Casse-Noisette pour arriver tout droit dans l’avenir du hip-hop. »

ArtistikRezo – Thomas Hahn (31 octobre 2014)



« bal.exe : et Anne Nguyen créa le looping pop

Avec bal.exe, Anne Nguyen ne crée pas moins qu’une révolution culturelle dans l’univers du hip-hop : la danse de couples. Baptême de feu pour le “looping pop”, où le popping se pratique face à face, deux par deux ! […] La simplicité du scénario et de la dramaturgie n’est qu’apparente. Tout se joue entre les états de corps et de conscience, dans la rencontre entre la danse et une musique romantique, voire mélancolique. Le suspense et la fascination opèrent pleinement. »
Danser Canal Historique – Thomas Hahn (27 mars 2014)



« La chorégraphe hip-hop Anne Nguyen s’est donné un drôle de double défi : inventer une danse de couple au gré d’une écriture hip-hop mi-robotique, mi-popping. Le résultat spectaculaire, baptisé bal.exe (inspiré du langage informatique) est une étrange affaire, un spectacle crépusculaire entre bal des automates et nouba de spectres, interprété par huit danseurs irréprochables. […] La gestuelle, incroyable, nerveuse et sous tension, […] métamorphose les corps […] en étranges pantins humains, hérissés de secousses musculaires. Et lorsque les couples réussissent à s’accorder pour quelques pas glissés, le duo bascule dans le choc électrique. Le nom de cette nouvelle danse conflictuelle […] : le “looping pop”. Ce parti pris mécanique, revendiqué par la chorégraphe et affirmé avec invention jusqu’au bout du spectacle, auréole cette soirée d’une sorte d’humanité sèche et mélancolique. Les danseurs […] endossent le destin de poupées dansantes remontées le temps d’un tour de piste. […] bal.exe semble sonner la fin du couple, de la rencontre, des sentiments amoureux. Sur le quintette pour clarinette et cordes de Brahms, cette danse de couple “empêchée” […] se révèle emblématique de la façon dont la chorégraphe aime travailler sur la contrainte. »

La Scène – Rosita Boisseau (Septembre 2014)



« En déstructurant le langage hip-hop pour lui ouvrir de nouvelles perspectives, Anne Nguyen explore mine de rien toutes les subtilités souvent ignorées du popping, gestuelle robotique faite de micro-explosions, d’arrêts, de cassures, de blocages. Elle entraine [les hip-hoppeurs] dans des valses, des tangos, pour qu’enfin ils se touchent, même mécaniquement. Anne Nguyen invente en quelque sorte la danse de couple hip-hop. »

Libération – Marie-Christine Vernay (3 avril 2014)



« Omniprésente, la très fine lumière filtrée d’Ydir Acef enveloppe les tableaux et dégage une précision et une mise à distance picturales qui irise cette rencontre stylistique entre l’esthétique classique du XIXème siècle et l’expressivité populaire de la fin du XXème. D’emblée et jusqu’à la fin, l’espace de performance s’impose comme un événement inattendu et foncièrement captivant. Anne Nguyen, chorégraphe à la démarche de plus en plus expérimentée et réputée, y entrechasse la dimension mathématique de la composition musicale et sa propre recherche de variations programmées dans la composition chorégraphique. Son approche du langage artistique en tant que pensée logicielle réussit à coordonner en un ensemble pleinement cohérent, harmonieux et durable, des styles artistiques d’origines et de natures profondément différentes. Comme un après possible pour le post-modernisme et ses juxtapositions stylistiques, bal.exe est un essai chorégraphique transformé qui offre un aperçu sensible de ce que peut être une expression artistique adaptée à l’ère de l’industrialisation de la pensée. Sans décalage ni provocation, la pièce oriente le spectateur-auditeur vers un endroit si inédit que son système de référence s’en trouve court-circuité. Il se trouve alors uniquement face à la perception du jeu des vibrations des corps et des instruments, l’appréciation de la saveur rare d’un cocktail de savoir et d’expressivité, et l’étrangeté bénéfique d’être touché dans un aspect particulier de son être, un aspect peu conscient et pourtant de nos jours bien malmené : les neurones. »

Nanotheatr.net – Jean-Christophe Carius (5 avril 2014)



« Si la musique de chambre est, elle, mélancolique et poétique, ici, magistralement jouée par l’Orchestre Régional de Basse-Normandie, les danseurs eux saccadent le mouvement. Ils offrent des suites de gestes comme dans un programme informatique qui s’exécute, dont le nom est prolongé du fameux .exe qui ici s’ajoute au bal. Il y a beaucoup d’humour dans cette pièce qui fait dialoguer les mondes dans un comique de répétition efficace. […] Le bal nous emporte et nous happe, et l’on aurait fort envie de tourner la clé pour revoir encore ces interprètes automates absolument épatants. »

Toutelaculture.com – Amélie Blaustein Niddam (3 avril 2014)



« Ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à la naissance d’un nouveau style chorégraphique ! En hip-hop, c’est possible. Anne Nguyen transpose la technique du popping dans l’univers du tango et de la valse, pour une danse mécanique mais drôlement humaine, où les danseurs jouent aux pantins. »

ArtistikRezo – Thomas Hahn (30 mars 2014)



« bal.exe [d’Anne Nguyen], sous-titré Bal mécanique sur musique de chambre, a la rigueur mathématique qu’on lui connaît, et trouve chez ses danseurs tirés à quatre épingles une virtuosité propre à porter le hip-hop vers des terrains encore à défricher. »

La Terrasse – Nathalie Yokel (3 avril 2013)



« Dans ce drôle de ballet, […] les huit interprètes semblent sortir d’une boîte à jouets mécaniques. Déplacements saccadés, blocages du corps… l’effet est saisissant. La danse de couple est ici complètement repensée. »

Les Echos – Philippe Noisette (3 avril 2014)



« Un ballet réellement surprenant, dont la gestuelle drolatique, énergique et rapide, totalement mécanisée, baptisée “looping pop” par la chorégraphe, emporte d’emblée l’adhésion car, malgré son exubérance, elle ne jure ni ne s’oppose aux accents de la musique classique utilisée. »

Critiphotodanse – Jean-Marie Gourreau (2 avril 2014)