Presse – Yonder Woman


« Un laboratoire du hip-hop au féminin pour un jeu de jambes surréaliste, aérien et espiègle. Cette façon de dissocier les membres pour les remonter en sens inverse est du Picasso dansé. […] une architecture nouvelle, aussi filigrane que joyeuse, aussi espiègle que chirurgicale. Un autre breakdance est possible ! »
Danser – Thomas Hahn (Février 2011)


« [Anne Nguyen] donne un tout nouveau visage aux powermoves, en démontant les suites de mouvements et en les recomposant. Il n’y a plus de cercles, mais des trajets linéaires, angles droits et trajectoires interrompues. Ainsi nait un système modulaire ludique, une danse contact “breakée” qui dissout le principe d’ordre naturel du corps, comme chez Pablo Picasso. Anne Nguyen applique le principe aux jeux de jambes. Paradoxalement, chez elle, cela parait naturel. »
Tanz – Thomas Hahn (Décembre 2010)


« Une danseuse entre, se déplace sur une scène vide et regarde droit vers le public. Son bonnet et ses baskets sont des indices, caractéristiques de la danse hip-hop, d’une puissance particulière dans les mouvements et d’une capacité à faire basculer les repères spatiaux. La sensation de puissance physique est décuplée par des rythmes de percussion et par des jeux de distorsion sonore (musique de Benjamin Magnin). Le rythme, qui à la fois restreint et exalte la structure motrice du hip-hop et du break, subit une nouvelle transformation ; les stéréotypes établis de la danse sont réduits en éléments de base et remaniés pour donner naissance à de nouvelles compositions. A la recherche d’un état d’équilibre, les mouvements insolites des danseuses s’accumulent en lignes et, l’espace d’un instant, persistent et demeurent pour créer une fascination silencieuse et statique, touchant au physique et à l’émotionnel. Les motifs individuels se multiplient, développant et enrichissant le langage initial du duo, qui s’appuie au départ sur l’espièglerie des jeunes femmes mais devient ensuite de plus en plus incisif alors que se construit une féroce relation de compétition, pour enfin explorer et examiner les sphères de coexistence possibles. Yonder Woman, cette performance d’une demi-heure conçue avec humour, faite de danse intense et de mouvements décomposés, expose avec précision et minutie les principes fondamentaux du mouvement. Les danseuses exhibent une harmonie physique visuellement étonnante, une nouvelle métaphore d’une force surhumaine, celle d’une femme sensible au plus haut point – une héroïne du monde contemporain. »
Paradaplesa.si – Daliborka Podboj (15 novembre 2013) / Slovénie


« Evidemment, « Yonder Woman », c’est “Wonder Woman” avec la ribambelle de clichés féminins qui va avec : beauté, force, efficacité et tout et tout. Anne Nguyen et Valentine Nagata-Ramos, chorégraphes hip-hop et expertes en breakdance, prennent les stéréotypes au collet pour en extraire de nouvelles images sur les femmes d’aujourd’hui. Ni poupée, ni bombe, ni guerrière, ni super-héros mais un peu tout ça à la fois et surtout volontaires jusque dans leur fragilité. »
Télérama Sortir – Rosita Boisseau (27 oct. 2010 & 08 déc. 2010)


« [Anne Nguyen] approfondit et précise sa recherche sur le vocabulaire break « comme dans un laboratoire » : casser les circularités et les remplacer par des lignes et angles droits en emboîtant les corps selon des principes géométriques. Aussi, Nguyen fait vivre deux kobolds, qui peuvent être sœurs ou copines, un brin enfantines et espiègles. Dans ce cartoon dansé, elles découvrent le monde et peuvent agir, la tête en bas et les jambes pointant vers le haut, comme si c’était leur façon de marcher de tous les jours. La femme est-elle l’avenir du hip-hop ? »
Danser – Thomas Hahn (Décembre 2010)


« Yonder Woman demande […] le concours du public, lui offrant […] l’oculaire d’un microscope. Sous nos yeux, deux cobayes de laboratoire tournent en rond, s’observent. Coincées dans un déterminisme pesant, Anne Nguyen et Valentine Nagata-Ramos combattent l’une contre l’autre, puis s’échappent ensemble du carcan. Ce propos tout simple est prétexte à une danse de vie magnifique. Comme si on assistait à la naissance même de l’énergie. Une pièce libératrice. »
Radio Pluriel – Monique Desgouttes-Rouby (20 octobre 2010)


« Dans Yonder Woman, les expertes du break Anne Nguyen et Valentine Nagata-Ramos incarnent deux combattantes qui rivalisent pour atteindre leur but. Elles exécutent des figures rapides pour mieux les interrompre, donnant à voir chaque séquence dans toute sa précision, profitant de chaque décélération pour établir le contact avec l’autre, s’imbriquer à elle ou l’enjamber. Jusqu’à arriver à la figure tant attendue du headspin, juste une parenthèse pour, au bout du compte, arriver à créer par la danse une véritable rencontre fluide et détendue entre êtres humains. »
Braunschweiger Zeitung – Andreas Berger (Septembre 2012) / Allemagne


« Anne est une voix singulière dans le monde du hip-hop aujourd’hui, elle affirme de manière très marquée sa féminité avec une qualité de travail vraiment précieuse. Elle montre comment deux jeunes femmes se projettent dans des situations que la société ne leur prête pas habituellement. C’est la question des super-héros et d’une affirmation héroïque. »
Grains de Sel – Blandine Dauvilaire (25 novembre 2013)


« […] [Anne Nguyen et Valentine Nagata-Ramos] amènent la danse hip-hop dans un univers qui s’en émancipe totalement, grâce à une ingénieuse utilisation des mouvements du hip-hop et du break. Telles les filles des samouraï, elles exécutent des enchaînements complexes sur une musique percussive, tantôt accomplissant des tours sur la tête, tantôt progressant lentement à genoux sur le sol. Les deux danseuses démontrent une fois de plus, s’il le fallait, que l’univers de la danse hip-hop, dominé par les hommes, se fait rattraper par des femmes porteuses d’idées fortes. »
Mannheimer Morgen – Nora Abdel Rahman (21 juillet 2014)


« Yonder Woman, quatrième création de la breakeuse Anne Nguyen (elle-même championne de nombreux battles de break, de même que sa partenaire sur scène) déconstruit et recompose cet art réputé plutôt masculin. Un laboratoire du hip-hop au féminin pour un jeu de jambes surréaliste, aérien et espiègle. Avec des corps posés sur la tête, aux jambes qui se désarticulent pour composer des formes nouvelles, la pièce est digne d’un Picasso de la danse. La différence est que tout semble naturel pour ces danseuses, que leurs jambes pointent vers le ciel et leurs têtes vers le sol ou pas. »
RTV SLO (25 septembre 2013) / Slovénie


« Leur danse a quelque chose de primaire, de minimaliste, elle est une réminiscence d’arts martiaux tels que le kung-fu. La plupart des séquences sont dansées au sol, et le duo s’inspire de mouvements animaux : les danseuses rampent le long du sol et s’échappent en roulant, puis prolongent le mouvement par une marche évoquant celle d’une girafe – toujours en contact constant l’une avec l’autre. Soudain, une musique électronique incisive et rapide retentit, les deux femmes entrent dans l’énergie du break et nous démontrent que les breakeuses ne sont en aucun cas inférieures sur cette scène hip-hop dominée par les hommes. »
Rhein-Neckar-Zeitung Heidelberg – Rosana Erhart (28 octobre 2013) / Allemagne